Exposition | Galerie itinérante 2026
Loïsà Gatto, Zoélie Rolland et Samuel Vorms
Depuis plusieurs années, l’ENSP expose chaque automne et en partenariat étroit avec la Galerie Itinérante de la FUPAIC à Arles (Formation Universitaire Professionnalisée en Administration des Institutions Culturelles) trois jeunes diplômé·es sélectionnés pour l’occasion.
Pour cette année 2026, ce sont les travaux de Loïsà Gatto, Zoélie Rolland et Samuel Vorms, diplômé·es en 2025 qui se retrouvent réunis au sein de l’espace Van Gogh à Arles. Avec le titre Portfolio_Compressed(3), chacun d’eux a souhaité mettre en avant leur manière particulière d’interroger, à travers le prisme de leur condition précaire et difficile de jeune artiste, le monde contemporain dans toute sa complexité et son mode compressé.
Que ce soit des lieux de sciences avec Samuel Vorms, des espaces politiques de rêverie avec Loïsà Gatto ou le récit d’un artiste interné avec Zoélie Rolland, chacun de ces projets nous donne à appréhender, avec poésie, intensité mais aussi retenue, des univers singuliers qui habitent nos mondes aujourd’hui.
Exposition présentée
à l’Espace Van Gogh à Arles, Place Félix Rey, Salle du 1er étage de l’Aile Sud
VERNISSAGE | Jeudi 22 octobre, à 12h30
Entrée libre du 23 octobre au 2 novembre 2026
du lundi au samedi, de 12h à 16h
Elle s’intéresse aux espaces d’autonomie politique et crée des récits composés d’images et peuplés de choses vivantes, d’êtres humains et non-humains. Ses images, explorant la rêverie non pas comme une fuite mais comme un acte de lucidité, expriment et annoncent un désir radical de collision entre le monde tel qu’il est et ce qu’il pourrait être.
Elle développe une pratique centrée sur une réflexion autour de la fabrication des récits. Elle présente un film qui retrace la vie et l’œuvre oubliée de René Leichtnam, un artiste ayant vécu une grande partie de sa vie en hôpital psychiatrique ainsi qu’une série de photographies accompagnées d’un récit programmé par du code informatique.
Il choisit de s’intéresser aux représentations de la science en se focalisant sur la marge, sur le décor, plutôt que sur les prouesses qui sont habituellement mises en avant dans la science, il opère un décentrement qui permet d’interroger la place de l’individualité des scientifiques. Cette marge d’interprétation permet aux scientifiques d’adresser, consciemment ou non, leur propres enjeux, rêves et fantasmes.
Loïsà Gatto, Le Jardin de mon amie, 2025
Zoélie Rolland, On est heureux comme des poissons dans l’eau sur le plancher des vaches, 2026
Samuel Vorms, Sans titre, Laboratoire LuMIn, Université Paris-Saclay, 2023